Quelques recommandations à l’intention des Présidents de clubs

mercredi 16 août 2017
par  Dominique LASSERRE
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Quelques recommandations :

Chaque Président de club doit veiller à l’information des membres de son club concernant les assurances. N’oubliez pas qu’en matière d’informations, c’est au dirigeant d’apporter la preuve qu’il a fait le nécessaire.

1 – Ce qui est à remettre à vos adhérents

- Le mémento des garanties, MÊME S’ILS NE SOUSCRIVENT PAS L’ASSURANCE INDIVIDUELLE ACCIDENT. Pour ceux de vos adhérents qui ne souscrivent pas notre offre vous devez leur faire signer la décharge dont le modèle figure à la rubrique "documents" de ce site.

- Un exemplaire de la déclaration d’accident..

2 – Stages, exercices secours et sorties avec encadrement

Si vous organisez des activités encadrées, vérifiez que chaque participant, cadre ou stagiaire, est bien licencié auprès de la FFS.

Les cadres doivent être obligatoirement licenciés FFS pour participer à l’encadrement d’une activité.

Les stagiaires doivent être informés qu’il existe des formules d’assurance individuelle accident qu’ils peuvent souscrire.

Vous pouvez reprendre l’exemple proposé dans le site à la rubrique "documents téléchargeables".

3 – Assurés FFCAM (club alpin) et FFME

Les assurés FFCAM bénéficient des mêmes garanties que nous, tant pour les stagiaires que pour les cadres. Ils peuvent participer à nos activités sans aucune restriction... après que vous ayez bien contrôlés l’existance de la souscription de la licence FFCAM.

Pour les assurés FFME, l’assurance exclut notamment "les responsabilités prises au sein d’une association ou d’une fédération non affiliée à la FFME". En conséquence, ces personnes ne peuvent encadrer des activités organisées par la FFS (sauf si elles souscrivent une licence FFS).

Pour en savoir plus, consultez aussi le comparatif disponible sur ce site.

RAPPEL : les assurés FFS sont assurés pour « l’ensemble des garanties prévues au contrat, qu’ils soient ou non sous le contrôle de la FFS ou de l’organisme affilié dont ils sont membres. »

4 - le certificat médical

L’arrêté du 24 juillet 2017 fixe les caractéristiques de l’examen médical spécifique relatif à la délivrance du certificat médical de non-contre-indication à la pratique des disciplines sportives à contraintes particulières, notamment la spéléologie (JORF n°0190 du 15 août 2017 - NOR : SPOV1722815A) :
« 3° Pour la pratique de la spéléologie, une attention particulière est portée sur l’examen de l’appareil cardio-respiratoire et pour la pratique de la plongée souterraine, sur l’examen ORL (tympans, équilibration/perméabilité tubaire, évaluation vestibulaire, acuité auditive) et l’examen dentaire ; »

Le Conseil d’Administration de notre fédération a décidé d’exiger aussi la production d’un certificat médical pour la pratique du canyonisme.

La Spéléologie et le canyonisme sont des sports difficiles à codifier. Il n’existe pas de classement strict des cavités et canyons, et tous les niveaux de pratique sont possibles dans un même lieu.

L’effort au cours de la progression intéresse tous les groupes musculaires. La progression, très variée, peut être rapprochée du "parcours du combattant", à plus grande échelle, mais sans la notion de compétition. C’est une progression associant marche, escalade, ramping, descente et remontée, méandres, ressauts, passages bas et grandes verticales.
Sur le plan physiologique, il s’agit d’un effort prolongé sur plusieurs heures, voir plusieurs jours avec passages d’intensité musculaire maximum, de courte durée, le tout se déroulant dans un milieuoù la déperdition énergétique est accentuée par le froid et l’humidité.

L’EXAMEN MÉDICAL

A / Pour une pratique de “ loisirs ” de la spéléologie ou du canyonisme en tant qu’activité de pleine nature (inscription à un club, stages techniques,...).

L’examen doit permettre d’informer le consultant sur ses possibilités physiques et ses limites. Il pourra ainsi prendre ses responsabilités et choisir son niveau de pratique. Dans ces conditions, il ne faut pas de compétence physique particulière ; une intégrité anatomique et une bonne tolérance cardio-vasculaire suffisent.
Dans cet esprit, il n’y a pas de contre-indication propre à la spéléologie et au canyonisme.
Un examen cardio-vasculaire approfondi est fortement conseillé à partir de 40 ans (électrocardiogramme, voire épreuve d’effort) ainsi qu’un bilan biologique élémentaire.

B / Pour un spéléologue consultant en vue de son inscription à un stage de formation de cadres de l’Ecole Française de Spéléologie, de canyonisme ou de Plongée Souterraine

L’examen doit sélectionner des sportifs en bonne condition physique et psychique. Au cours de ces stages, le spéléologue sera amené à donner le maximum de ses possibilités. Par la suite, il sera responsable direct d’une équipe spéléologique, dans ses fonctions de cadre.
Dans cet esprit, les contre-indications suivantes seront absolues : les états syncopaux, l’épilepsie, le diabète insulino-dépendant, les états vertigineux vrais et troubles de l’équilibre, les insuffisances rénales, les cardiopathies graves, les maladies pleuro-pulmonaires graves, les atteintes osseuses, ligamentaires ou articulaires graves, la convalescence de maladies graves, les affections psychiatriques non compensées.

C / Pour un spéléologue pratiquant la plongée souterraine

Les contraintes physiologiques cumulent celles de la spéléologie et de la plongée. Les contre-indications se cumulent également.
Les contre-indications médicales de la plongée sous-marine sont à consulter dans des documents spécifiques.

Par ailleurs, rappelons que les vaccinations antitétaniques et antipoliomyélitiques sont indispensables. Certains autres vaccins peuvent être conseillés, pour les expéditions ou selon le type de pratique (canyonisme, plongée souterraine).


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