Quelques recommandations à l’intention des Présidents de clubs

vendredi 5 août 2016
par  Dominique LASSERRE
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Quelques recommandations :

Chaque Président de club doit veiller à l’information des membres de son club concernant les assurances. N’oubliez pas qu’en matière d’informations, c’est au dirigeant d’apporter la preuve qu’il a fait le nécessaire.

1 – Ce qui est à remettre à vos adhérents

- Le mémento des garanties, MÊME S’ILS NE SOUSCRIVENT PAS L’ASSURANCE INDIVIDUELLE ACCIDENT. Pour ceux de vos adhérents qui ne souscrivent pas notre offre vous devez leur faire signer la décharge dont le modèle figure à la rubrique "documents" de ce site.

- Un exemplaire de la déclaration d’accident..

2 – Stages, exercices secours et sorties avec encadrement

Si vous organisez des activités encadrées, vérifiez que chaque participant, cadre ou stagiaire, est bien licencié auprès de la FFS.

Les cadres doivent être obligatoirement licenciés FFS pour participer à l’encadrement d’une activité.

Les stagiaires doivent être informés qu’il existe des formules d’assurance individuelle accident qu’ils peuvent souscrire.

Vous pouvez reprendre l’exemple proposé dans le site à la rubrique "documents téléchargeables".

3 – Assurés FFCAM (club alpin) et FFME

Les assurés FFCAM bénéficient des mêmes garanties que nous, tant pour les stagiaires que pour les cadres. Ils peuvent participer à nos activités sans aucune restriction... après que vous ayez bien contrôlés l’existance de la souscription de la licence FFCAM.

Pour les assurés FFME, l’assurance exclut notamment :
- la participation aux secours réels en spéléologie
- l’usage d’explosifs
- les responsabilités prises au sein d’une association ou d’une fédération non affiliée à la FFME.

Pour en savoir plus, consultez aussi le comparatif disponible sur ce site.

RAPPEL : les assurés FFS sont assurés pour « l’ensemble des garanties prévues au contrat, qu’ils soient ou non sous le contrôle de la FFS ou de l’organisme affilié dont ils sont membres. »

4 - le certificat médical

La Spéléologie et le canyonisme sont des sports difficiles à codifier. Il n’existe pas de classement strict des cavités et canyons, et tous les niveaux de pratique sont possibles.

L’effort au cours de la progression intéresse tous les groupes musculaires. La progression, très variée, peut être rapprochée du "parcours du combattant", à plus grande échelle, mais sans la notion de compétition. C’est une progression associant marche, escalade, ramping, descente et remontée, méandres, ressauts, passages bas et grandes verticales.

Sur le plan physiologique, il s’agit d’un effort prolongé sur plusieurs heures, voire plusieurs jours avec passages d’intensité musculaire maximum, de courte durée, le tout se déroulant dans un milieu hostile, où la déperdition énergétique est accentuée par le froid et l’humidité.

L’EXAMEN MÉDICAL

A / Pour une pratique de “ loisirs ” de la spéléologie ou du
canyonisme en tant qu’activité de pleine nature
(inscription
à un club, pratique sous une forme touristique, stages
techniques,...).

L’examen doit permettre d’informer le consultant sur ses possibilités physiques et ses limites. Il pourra ainsi prendre ses responsabilités et choisir son niveau de pratique. Dans ces conditions, il ne faut pas de compétence physique particulière ; une intégrité anatomique et une bonne tolérance cardio-vasculaire suffisent.

Dans cet esprit, il n’y a pas de contre-indication propre à la spéléologie et au canyonisme. Toutefois, le risque de chute, la durée des expéditions (10 - 20 heures), l’éloignement des secours et le type d’activité choisi doivent faire discuter :

- les états syncopaux ;

- l’épilepsie ;

- le diabète insulino-dépendant ;

- les états vertigineux vrais et troubles de l’équilibre ;

- les insuffisances rénales ;

- les cardiopathies graves ;

- les maladies pleuro-pulmonaires graves ;

- les atteintes osseuses, ligamentaires ou articulaires graves ;

- la convalescence de maladies graves ;

- les affections psychiatriques non compensées.

Le médecin consultera, conseillera, éventuellement contre-indiquera selon que le sujet se destine à une pratique plus ou moins intensive.
Par ailleurs, un examen cardio-vasculaire approfondi est fortement conseillé à partir de 40 ans (électrocardiogramme, voire épreuve d’effort) ainsi qu’un bilan biologique élémentaire.

B / Pour un spéléologue consultant en vue de son
inscription à un stage de formation de cadres de l’Ecole
Française de Spéléologie ou de canyonisme

L’examen doit sélectionner des sportifs en bonne condition physique et psychique. Au cours de ces stages, le spéléologue sera amené à donner le maximum de ses possibilités. Par la suite, il sera responsable direct d’une équipe spéléologique, dans ses fonctions de cadre.

Dans cet esprit, les contre-indications précédentes seront absolues.
Nous rappelons que les vaccinations antitétaniques et antipoliomyélitiques sont indispensables. Certains autres vaccins peuvent être conseillés, pour les expéditions ou selon le type de pratique (canyonisme, plongée souterraine).

C / Pour un spéléologue pratiquant la plongée souterraine

Les contraintes physiologiques cumulent celles de la spéléologie et de la plongée. Les contre-indications se cumulent également.
Les contre-indications médicales de la plongée sous-marine sont à consulter sur des documents spécifiques.


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